#dfp #adsense

Sleimane recevra une délégation du Hezbollah et d’Amal sous 48 heures

حجم الخط

Sleimane recevra une délégation du Hezbollah et d’Amal sous 48 heures
L’interprétation de la déclaration arabe, première mission de Moussa à Beyrouth


On reprend les mêmes et on recommence. Cette fois, la Ligue arabe, qui avait naguère assisté en témoin actif à la noyade de la planche de salut française, se saisit de l’inextricable dossier libanais. Si l’action de l’organisation panarabe semble plus sérieuse et mieux nantie que jamais, Amr Moussa doit encore éliminer un nombre conséquent d’embûches qui continuent d’obstruer la route reliant Yarzé à Baabda.


Ainsi, et quand bien même la Syrie a adhéré bon gré, mal gré à la formule élaborée par Ryad et Le Caire pour sauver, semble-t-il, le sommet arabe qui doit se tenir à Damas en mars prochain d’un échec assuré en cas de boycott saoudien, ladite formule demeure quelque peu vague et peut faire l’objet d’un conflit d’interprétation entre les deux camps. C’est dans cette perspective que le Premier ministre Fouad Siniora a souligné hier que « seule la Ligue arabe (et donc son secrétaire général) est habilitée à interpréter ses propres décisions ». La majorité qui a ouvertement salué la résolution arabe et l’opposition qui s’est contentée d’adresser quelques timides signes positifs en direction du Caire sont dans l’attente de l’arrivée de Amr Moussa à Beyrouth pour éclaircir certains aspects nébuleux de l’initiative en question.


Lors de ses pérégrinations beyrouthines, le secrétaire général de la Ligue devrait notamment expliquer à ses interlocuteurs ce qu’il entend par un gouvernement au sein duquel « aucune partie n’a la possibilité de faire adopter une décision ou de la bloquer ». En termes de répartition chiffrée des portefeuilles ministériels, cette formule consiste-t-elle à accorder un nombre identique de sièges (soit 10) respectivement au futur président (et actuel commandant en chef de l’armée), à la majorité et à l’opposition, comme l’indiquent certains milieux proches de cette dernière ? Ou s’agit-il d’octroyer 14 sièges (soit moins que la majorité absolue) au 14 Mars, 10 autres (soit moins que la minorité de blocage) à l’opposition et 6 portefeuilles au prochain chef de l’Etat qui pourra alors exercer le rôle d’arbitre institutionnel ?


En tout état de cause, il convient de souligner que l’opposition semble avoir abandonné, du moins momentanément, ses revendications portant sur la minorité de blocage au sein du prochain cabinet. Un coup de pouce iranien pourrait être pour quelque chose dans cette évolution, d’autant que, selon des sources diplomatiques citées par notre correspondant Khalil Fleyhane, Ali Larijani, conseiller du guide suprême iranien, aurait exhorté le député du mouvement Amal, Ali Hassan Khalil, et le conseiller de Hassan Nasrallah, Hussein Khalil, qu’il a reçus dimanche à Damas, de faciliter l’élection de Michel Sleimane. Reste à savoir si les encouragements de l’ancien négociateur nucléaire iranien sont suffisants pour résoudre non seulement le problème de la ventilation des sièges, mais également ceux de la répartition des portefeuilles en tant que tels et de la procédure d’amendement de la Constitution, passage obligatoire pour l’élection de Michel Sleimane.


L’opposition se résignera-t-elle à voter une loi sur laquelle le Premier ministre Siniora apposera sa signature et à abandonner ses visées sur les ministères de la Justice, de l’Intérieur, des Finances et des Télécommunications ? Rien n’est moins sûr à cet égard. Et c’est probablement pour traiter, entre autres, de ces questions qu’une délégation d’Amal et du Hezbollah devrait rencontrer le commandant en chef de l’armée à Yarzé, sous 48 heures, selon des sources informées.


En attendant, une semaine chargée en événements diplomatiques s’annonce en perspective. En effet, les regards se tournent aujourd’hui vers la France où Nicolas Sarkozy tient une conférence de presse au cours de laquelle il ne manquera pas de se pencher sur le dossier libanais. Le président français recevra ensuite à l’Elysée le député Saad Hariri, alors qu’une délégation parlementaire française du comité d’amitié franco-syrienne, présidée par le député Gérard Bapt, sera attendue en même temps à Damas. Nicolas Sarkozy devrait également entamer en fin de semaine une tournée au Proche-Orient, qui le mènera à Ryad, à Abou Dhabi et à Doha.


De son côté, Amr Moussa est attendu demain mercredi à Beyrouth, pour une visite de quatre jours, probablement aux côtés d’un ou de plusieurs ministres arabes des AE. Le même jour, George Bush débarquera au Proche-Orient pour tenter, quelques mois avant l’expiration de son mandat, de régler un conflit israélo-palestinien vieux de six décennies, et pour exprimer son soutien « aux démocrates et aux réformateurs, aussi bien à Beyrouth qu’à Bagdad ou en Palestine ». Tant que son soutien se fera de loin, sans « marines » ni Tomahawk…

المصدر:
l"orient le jour

خبر عاجل