Sarkozy soutient « sans réserve » l’initiative arabe, Saoud el-Fayçal invite Damas à convaincre ses alliés libanais
Kouchner avertit : Si le plan de la Ligue échoue, ce sera l’ONU
Kouchner avertit : Si le plan de la Ligue échoue, ce sera l’ONU
Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a affirmé hier à Ryad qu’il y aurait un recours aux Nations unies en cas d’échec du plan de règlement proposé par la Ligue arabe, afin de débloquer la question de l’élection présidentielle au Liban.
«Si ça ne marche pas avec nos amis de la Ligue arabe, nous retournerons à l’ONU », a déclaré M. Kouchner lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue saoudien, le prince Saoud el-Fayçal, à Ryad, où il accompagnait le président français Nicolas Sarkozy.
Il n’a pas donné plus de précisions sur les modalités d’un tel recours. « Mais, a-t-il ajouté, nous espérons fortement que ça marchera, et la diplomatie française a déjà publié plusieurs déclarations pour appuyer (l’initiative de) la Ligue arabe. »
Auparavant dans la journée, le président Sarkozy avait affirmé son soutien « sans réserve » à cette initiative.
« La France appuie sans réserve le plan de la Ligue arabe, qui rejoint en tout point ses propositions », avait-il déclaré au Majlis al-Choura (Conseil consultatif), peu avant la fin de sa visite en Arabie saoudite.
« Comme l’Arabie saoudite, la France ne ménagera aucun effort pour que le Parlement libanais puisse élire dans les meilleurs délais un président en qui se reconnaîtront les composantes de la nation libanaise dans leur diversité », a-t-il ajouté.
Le ministre saoudien des Affaires étrangères a pour sa part pressé la Syrie d’user de son influence auprès de l’opposition libanaise pour qu’elle accepte le plan arabe.
« Il revient à la Syrie de convaincre ceux qui l’écoutent au Liban sur ce plan, qu’elle avait cautionné », a déclaré à la presse le prince Saoud
« Il y a toujours espoir que les parties prenantes acceptent ce plan », qui offre « une solution juste », a-t-il poursuivi, invitant Damas à « user de son influence » auprès de ses alliés libanais.