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Geagea : L’opposition veut établir un collège présidentiel

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Gemayel mandaté par l’opposition pour dialoguer avec Aoun, indique de Freige ; Amal insiste sur les 10-10-10
Geagea : L’opposition veut établir un collège présidentiel


Plusieurs personnalités des deux camps du 8 et du 14 Mars ont commenté hier les résultats de la médiation menée à Beyrouth par le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa.


Ainsi, le chef des Forces libanaises Samir Geagea a rappelé que « les forces du 8 Mars avaient promis de faciliter l’élection d’un candidat consensuel, quitte à ce que la majorité abandonne l’option de la moitié plus un ». « L’opposition a ensuite exigé de connaître la composition du prochain cabinet, conditionnant l’application du plan de la Ligue qui a réglé ce problème à une rencontre avec son délégué », a-t-il poursuivi.


Samir Geagea a également indiqué que « l’opposition réclame maintenant la suppression de la règle du vote au sein du cabinet, ce qui démontre que ce camp veut supprimer la magistrature suprême et mettre en place un collège présidentiel ».


De son côté, le député du Courant du futur Nabil de Freige a estimé que « la balle est dans le camp de l’opposition qui n’a pas encore reçu le feu vert de ses alliés régionaux pour conclure une entente ». « Amr Moussa a clairement expliqué qu’il ne faut pas que le 14 Mars ait la majorité des sièges au sein du prochain cabinet ni que l’opposition obtienne la minorité de blocage. Il a donc pointé du doigt les parties obstructionnistes », a-t-il ajouté.


Nabil de Freige a aussi souligné que l’ancien président Amine Gemayel est mandaté par la majorité pour rencontrer le député Michel Aoun. « Cette décision a été prise mercredi. Amr Moussa a toutefois insisté pour que le député Hariri soit présent lors de la réunion (de jeudi) », a-t-il noté.


Le député du PSP Waël Bou Faour a quant à lui insisté sur le fait qu’« aucune modification n’a été apportée à la structure ou aux objectifs du plan arabe », accusant l’opposition de chercher à « dévier la trajectoire de l’initiative de la Ligue ». « Une percée a été enregistrée dans la forme. Mais dans le fond, la décision reste entre les mains (des présidents) Ahmadinejad et Assad. Ce dernier a réclamé des concessions dans le dossier du tribunal international pour faciliter l’entente au Liban », a-t-il poursuivi.


Le conseiller politique de l’ancien président Amine Gemayel, Sélim Sayegh, a pour sa part affirmé que la rencontre quadripartite qui a eu lieu au Parlement jeudi s’est déroulée dans une ambiance « cordiale ». « L’initiative arabe constitue une victoire politique pour les chrétiens car elle accorde au chef de l’Etat des prérogatives supérieures à celles que lui a conférées Taëf », a-t-il noté.


Par ailleurs, des sources parlementaires de l’opposition, citées par l’agence al-Markaziya, ont appelé le 14 Mars à prendre une position claire et ferme à l’égard de l’adoption d’un découpage électoral basé sur le caza. Ces sources ont en outre accusé le front majoritaire d’avoir « faussé » les conclusions des négociations menées par le président de la Chambre Nabih Berry et le député Saad Hariri concernant la nouvelle loi électorale.


Pour sa part, le responsable politique du CPL Gebran Bassil a souligné que « des rencontres bilatérales entre les deux camps pourraient être organisées pour clarifier certaines questions ». Il a également précisé que le débat porte actuellement sur la répartition des portefeuilles entre la majorité, le 8 Mars et le prochain président au sein du futur cabinet, selon les règles de 10-10-10, de 13-7-10 ou de 17-13. « Il n’y aura pas de séance électorale lundi à défaut d’accord explicite et global », a-t-il lancé.


Le député du mouvement Amal Ali Khreiss a quant à lui salué toute rencontre qui vise à dénouer la crise « sur la base d’une solution équitable ». « Le second point du plan arabe appelle clairement à la formation d’un cabinet selon la règle des 10-10-10 pour qu’il n’y ait ni vainqueur ni vaincu », a-t-il martelé, mettant en garde contre « l’internationalisation de la crise ».


Enfin, le vice-président du Conseil supérieur de la communauté chiite Abdel-Amir Kabalan a mis en relief le fait que « l’armée ne doit pas être un bouc émissaire dans les conflits politiques », appelant les responsables à coopérer avec « l’action sincère » du patron de la Ligue.

المصدر:
l"orient le jour

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