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Wadih el-Safi a rejoint son “Liban éternel”

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DISPARITION La légende de la chanson folklorique libanaise est décédée à l’âge de 92 ans.

Wadih el-Safi, légende de la chanson folklorique libanaise, n’est plus. Il a rejoint son « lopin de ciel ». Le grand chanteur est décédé vendredi soir, à l’âge de 92 ans, à l’hôpital Bellevue à Mansourieh (Metn). Véritable légende vivante de la chanson folklorique libanaise, Wadih el-Safi a débuté sa carrière à l’âge de 17 ans en prenant part à un concours radiophonique, qu’il remportera haut la main face à 50 participants. Voix de baryton, après des études au Conservatoire national, il se met à composer et à chanter des airs folkloriques et des mélodies traditionnelles. Il a écrit plusieurs milliers de chansons mêlant poésie et « zajal » et créant un style modernisé de folklore libanais.

Réputé pour ses « ataba », « mijana » et « abou el-zuluf », il a, au long de plus de soixante-dix ans de carrière, toujours exalté dans ses textes les valeurs morales, l’amour, la dévotion et le patriotisme, et a porté haut le flambeau de la chanson libanaise dans ses tournées aux quatre coins de la planète, et ce aussi bien dans les pays de la région qu’au Brésil – où il s’est installé durant trois ans, de 1947 à 1950 –, en France, en Italie, au Portugal… Mais il a surtout chanté le Liban, sous ses plus belles facettes : sa terre, son ciel, sa nature, ses traditions et ses valeurs…

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Un timbre unique

Réputé pour la qualité de son interprétation, d’une extrême spontanéité, et celle de son timbre unique et d’une magistrale flexibilité, Wadih el-Safi aura été un artiste d’un rare talent célébré par Pavarotti lui-même qui s’exclamera après l’avoir entendu : « Cet homme ne chante pas tout seul, on dirait que quelqu’un chante avec lui ! »

المصدر:
l"orient le jour

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