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Attentat de Aïn Alak – Mirza a publié ses conclusions

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Attentat de Aïn Alak – Mirza a publié ses conclusions
Peine de mort requise contre Chaker el-Absi


Le procureur général près la Cour de cassation, Saïd Mirza, a déposé hier ses conclusions relatives au dossier de l’instruction dans l’affaire du double attentat de Aïn Aalak dans lequel deux Libanais, 14 Syriens, trois Palestiniens et un Saoudien sont impliqués en plus de douze autres personnes dont l’identité complète n’est pas connue.


Le magistrat relate l’ensemble des faits qui ont débouché sur l’attentat à l’explosif perpétré le 13 février 2007 et dans lequel trois personnes ont été tuées. Sept Syriens, une Palestinienne et un Libanais sont arrêtés dans le cadre de cette affaire. Les Syriens sont : Moustapha Ibrahim Siou, dont les révélations ont mis en évidence le rôle de Fateh el-Islam, et notamment Chaker el-Absi, dans l’attentat, Kamal Farid Naassan (qui a aidé au transport des explosifs et qui assurait des logements dans le Metn à ses camarades de Fateh el-Islam), Malek Farid Naassan, Yasser Mohammad Choukeiri, Ahmad Abdallah Mahmoud Hajji, Firas Saïd Mahmoud Hajji, Maakal Ghazi Naasan. Le Libanais est Hussein Daoud Zayat et la Palestinienne est Arifé Ghattas Farès.
Le magistrat a requis la peine de mort contre le dirigeant de Fateh el-Islam, Chaker el-Absi, accusé d’incitation au meurtre. Il a requis la même peine à l’encontre de Moustapha Siou, Kamal Farid Naassan et Yasser Choukeiri, accusés d’être les auteurs de l’attentat. Il a requis la prison à temps contre d’autres Syriens, Libanais et un Saoudien, pour faux, usage de faux et port d’armes. M. Mirza a aussi prononcé un non-lieu contre des personnes arrêtées, pour insuffisance de preuves contre elles.


Dans les faits, le magistrat précise que c’est grâce au département technique du service des renseignements des FSI, que présidait le capitaine Wissam Eid, que la piste des auteurs de l’attentat a pu être découverte. Il n’a pas exclu que l’attentat qui a coûté la vie à Eid soit « une riposte à cette affaire ». Le capitaine avait repéré et analysé une série de communications suspectes entre Aïn Alak, Achrafieh, Dora et le Liban-Nord, à partir de trois numéros cellulaires, mis en service à Nahr el-Bared. Il avait constaté que les communications faites à partir de régions du Metn s’étaient intensifiées le 13 février 2007, après 8h16, et que leurs auteurs avaient pris la route du Liban-Nord après l’attentat. En remontant la piste des communications téléphoniques, les enquêteurs ont arrêté un artisan ouvrier syrien, Kamal Naassan, qui était en contact avec les propriétaires des téléphones sous surveillance, ainsi que son jeune frère, Malek.


Leurs témoignages ont permis d’établir le lien avec les extrémistes de Fateh el-Islam et de mettre en relief le rôle détaillé de ces derniers dans l’attentat.


Moustapha Siou, qui a placé la mallette chargée d’explosifs dans le premier bus, a indiqué que l’autre charge a été déposée dans le second bus par Omar Mohammad Nasr Hajji (décédé plus tard dans les combats de Nahr el-Bared). Après l’attentat, les deux s’étaient rendus à Nahr el-Bared auprès de Chaker el-Absi à qui ils ont raconté tous les détails de l’attentat et qui les a félicités pour leur succès.

 

Toujours selon Moustapha Siou, Absi a envisagé, après l’attentat de Aïn Alak, de déposer une nouvelle charge explosive dans un lieu de culte chiite fréquenté par des cadres du Hezbollah, ou près de la permanence Kataëb de Bickfaya, dans le but de provoquer une discorde. Il a fini par opter pour le second choix sur proposition du dénommé Abou Moudine, dans le but de continuer à cibler la même communauté (chrétienne). Omar Hajji s’est dit disposé à exécuter l’opération en plaçant une moto piégée près de la permanence Kataëb. Mais l’attentat n’a pas eu lieu et Moustapha Siou a affirmé ne pas savoir pourquoi.

المصدر:
l"orient le jour

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