Le chef des FL a rencontré la communauté libanaise de Los Angeles
Geagea : Non au dialogue sous la pression
Geagea : Non au dialogue sous la pression
Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a affirmé rejeter tout dialogue engagé sous la pression et suivant les conditions syriennes, soulignant « l’attachement du 14 Mars à l’édification d’un Etat authentique ».
M. Geagea, qui poursuit sa tournée aux Etats-Unis, a eu une série d’entretiens avec des membres de la communauté libanaise à Los Angeles, notamment des partisans des FL. Dans ses déclarations devant ses compatriotes, il a répondu indirectement au président de la Chambre, Nabih Berry, qui s’était dit prêt à convoquer une nouvelle conférence de dialogue au cas où une solution à la crise libanaise ne se dégageait pas lors du sommet arabe. « Nous n’accepterons pas de dialogue sous la pression et suivant les conditions syriennes que certains essaient de nous imposer. Nous avons été les premiers à réclamer un dialogue, mais nous devons d’abord élire un président de la République. La conférence de dialogue se tiendra ensuite à Baabda », a déclaré M. Geagea, avant de souligner : « Nous ne voulons pas de dialogue pour la forme seulement. Nous voulons qu’il soit constructif et qu’il débouche sur des résultats tangibles. »
« Le président de la Chambre est une personnalité sympathique et un entretien avec lui est agréable. La conversation avec sayyed (Hassan) Nasrallah est passionnante, mais nous devons être sérieux au moment de soulever des sujets à caractère national et d’essayer de dégager une conception commune du Liban, qui ne doit pas être une scène pour des règlements de comptes régionaux », a indiqué M. Geagea.
Après avoir affirmé qu’« entre la liberté désordonnée et la dictature désorganisée, c’est la liberté qui l’emporte », il a rendu hommage à l’armée, saluant le rôle qu’elle assume et rejetant les inquiétudes sur l’éventualité d’une scission des forces régulières. « Preuve en est la guerre de Nahr el-Bared, a-t-il affirmé. Depuis quand une armée s’engage-t-elle dans une bataille de cette ampleur sans qu’il n’y ait une seule désertion ? »
Il a ensuite mis l’accent sur le fait que « le gouvernement Siniora est à 100 % libanais et seul maître de ses décisions, abstraction faite de ce qu’on pense de certaines résolutions qu’il adopte. Nous savons parfaitement qu’il n’y a pas d’ingérences étrangères dans ses affaires, contrairement aux années passées, lorsqu’on répondait à nos questions en nous disant qu’il fallait s’adresser à Anjar » (ancien siège des services de renseignements syriens au Liban).
M. Geagea a ensuite souligné la volonté du Liban de délimiter sa frontière avec la Syrie et affirmé l’attachement du 14 Mars à édifier un Etat « authentique », précisant qu’« aucun effort ne sera épargné à cette fin ».