Hommage appuyé de l’organisme communautaire sunnite à la « franchise » du ministre saoudien des AE
Le Conseil des muftis met en garde contre « les graves conséquences » du blocage politique
Le Conseil des muftis met en garde contre « les graves conséquences » du blocage politique
Le Conseil des muftis du Liban, réuni sous la présidence du mufti de la République, cheikh Mohammad Rachid Kabbani, a consacré ses débats mensuels à la situation au Liban et dans le monde arabe.
A l’issue de sa réunion, le mufti de Tripoli, cheikh Malek Chaar, a lu un communiqué dans lequel le Conseil a mis en garde contre la persistance du blocage qui empêche l’élection d’un nouveau président de la République.
« Le Conseil s’est arrêté longuement sur les graves conséquences de la persistance du blocage empêchant l’élection d’un nouveau président de la République, en dépit du consensus qui s’est fait sur la personne du général Michel Sleimane », a affirmé le communiqué final.
Ce communiqué invite ensuite à la réouverture du Parlement, à l’élection d’un président, à la levée du sit-in du centre-ville qui paralyse la vie économique, puis à la formation d’un gouvernement d’entente qui élaborerait une nouvelle loi électorale « représentant fidèlement la volonté du peuple libanais ».
Au sujet du sommet arabe, le Conseil des muftis a constaté à regret que si le Liban s’en est absenté, c’est parce qu’il a « refusé le fait accompli de l’absence d’un président de la République et de ce qu’il représente, dans son attachement au pacte de Taëf et aux fondements constitutionnels qu’il a rendus possibles ».
Après avoir invité la Ligue arabe à œuvrer pour l’application de son initiative de règlement, le Conseil des muftis a rendu hommage à la position de l’Arabie saoudite et à « la franchise » dont a fait preuve le ministre saoudien des AE, Saoud el-Fayçal, en identifiant la partie qui a bloqué l’initiative arabe de règlement.
Par ailleurs, le Conseil des muftis a dénoncé l’effusion de sang en Irak « qui ne sert que l’occupant étranger et ses desseins », et rejeté toute idée d’un partage de l’Irak. Il a dénoncé aussi la poursuite de la construction de nouvelles colonies de peuplement par Israël et l’élargissement de celles de Jérusalem, en violation des recommandations de l’ONU.