1ere Partie
A première vue, en visionnant la LBC en 1988 j’ai capté les petits yeux hagards qui trahissaient une ambition teintée de folie, le bras en écharpe, le béret mal placé sur une tête de comptable et le treillis camouflé qui ne lui sied guère ; j’avais deviné que ce petit bonhomme allait nous prendre en guerre par bêtise, par ambition et par folie.
Très vite beaucoup de Libanais ont vu en lui un sauveur, un De Gaulle et même un second Bachir Gemayel qui allait recoller le pays morcelé et mettre au pas les diverses milices. Moi très vite j’ai vu en lui un danger réel et incontrôlable, un imposteur, une bombe minutée.
Son populisme était son talent, son seul talent. Son discours anti-milices à l’adresse d’une population lasse apres14 ans de règne des milices et d’absence quasi-totale de l’état trouvait écho chez une grande foule avide de légalité et d’ordre national.
Ce petit bonhomme, mélange de Mussolini et Don Quichotte (et plus tard Chavez), dont le pouvoir était limité aux régions qui étaient restées libres (sans présence de l’armée Syrienne) grâce aux sacrifices et martyrs des Forces Libanaises, a décidé de couper les vivres a ces mêmes FL, seule milice anti-armée Syrienne au Liban. Il réclamait la fermeture du 5eme bassin principale source de revenus des FL et l’arrêt de certaines taxes prélevées par celles-ci ; sans pour autant être capabled’appliquer la même chose aux ports illicites tenus par les milices pro-Syriennes.
Le 14 Février 1989 il lançait sa première attaque militaire contre les FL. Menteur invétéré il accusait les FL (qui ne se rappelle pas de son histoire Mad Max) d’être responsables de cette première bataille inter-régions libres. Son mensonge se confirmait quant il fut clair que Samir Geagea était en voyage d’agrément le jour de l’attaque ! SG rentrait donc en catastrophe et continuait précipitamment sur Baabda pour calmer le petit Duce à la gâchette facile. L’assassinat de l’un des accompagnateurs du convoi de SG sur la route de Baabda par les hommes de Aoun, n’a pas dissuadé SG de continuer son chemin vers le palais présidentiel ou créchait le plus catastrophique accident de parcours de l’histoire du Liban. A la sortie de sa réunion avec Mr« par toutatis », Hakim a lancé son fameux « bi moun el general » et a accepté de remettre le 5eme bassin a l’armée de Aoun. SG l’a fait, a contrecœur et contre toute logique, afin d’éviter le déclenchement d’une folie meurtrière dans les régions libres. Mais ce n’était que partie remise malheureusement.
Le fou de Baabda dont le mandat était clairement défini et limité par l’obligation d’organiser des élections présidentielles, n’avait en fait qu’une idée très fixe : devenir lui-même président et pour cela il fallait montrer patte blanche a Assad ; donc s’attaquer aux FL. Mais il allait découvrir que l’ogre Syrien avait besoin de plus que le 14 Février et la reprise du 5eme bassin pour être satisfait au point de le nommer président du Liban. Le Neron version idiote prenait le dessus sur le Mussolini caricatural et il décidait pour se venger du dédain Syrien envers lui, le 14 Mars 1989 de déclarer une guerre de libération contre les troupes Syriennes au Liban. Il l’a fait sans même consulter ses 2 ministres Abou Jamra et Maalouf qui avaient envoyés le jour même leurs enfants à l’école. Ni même son seul allié potentiel, les FL.
Sa première salve d’artillerie fauchait une trentaine de Libanais civils, hommes, femmes et enfants à l’UNESCO. Il accusait les FL d’en être responsable !?! Eux qui étaient aussi surpris que le reste des Libanais et dont les canons étaient encore bâchés. Très vite le duel inégal entre les canons de l’armée de Aoun et des FL (acculées a soutenir Aoun) d’une part et les canons Syriens d’autre part, commençait et ne se terminait que plusieurs mois plus tard. N’importe quel militaire médiocre sait que l’artillerie sert dans les armées pour 4 choses uniquement :
- Préparer et couvrir une attaque terrestre
- Couvrir un retrait
- Support de troupes clouées au sol, attaquées ou encerclées
- Guerre d’usure visant l’infrastructure de l’ennemi
Or notre brillant Clausewitz local n’a lancé aucune attaque terrestre et ne s’est pas replié puisque personne ne l’a attaqué. L’artillerie fut utilisée une seule fois d’une manière effective et judicieuse quant le PSP (même pas l’armée Syrienne) attaqua les positions de Aoun à Souk el Gharb. Les FL qui furent entrainées malgré elles dans cette guerre stérile ont usé de leur savoir faire et ont sauvé les troupes de Aoun en bombardant chirurgicalement les troupes assaillantes.
A part cette brève bataille de Souk el Gharb le reste de cette guerre idiote et destructrice était une guerre d’usure contre un ennemi se trouvant sur le sol Libanais et la seule infrastructure détruite était donc la Libanaise. Pour l’armée Syrienne, cette guerre qui a saigné le pays de tout coté et nous a imposé un embargo maritime éreintant, n’était qu’une séance d’entrainement. Les victimes de l’armée Syrienne de cette guerre ne dépassait pas la dizaine tandis que des centaines de Libanais étaient tués, sans parler de l’économie saignée a blanc. Afin d’arrêter la folie meurtrière déclenchée par un fou, nos chers députés quittaient pour Taef avec l’accord d’un Aoun coincé et terré dans son palais a moitié détruit.
L’accord de Taef fut vite applaudi par les FL pour son contenu plausible et pour son effet salvateur. Les FL voulaient à tout prix arrêter les canons Syriens. Moawad élu Président de la République, Aoun premier ministre intérim semi-légal et semi-légitime devenait légalement au chômage. Mais c’était sans compter sur le coté psychopathe de ce personnage dont l’ADN permettait une position de surveillant d’école primaire tout au plus. Il se rebellait contre Moawad, traitait le Président élu de traitre et refusait de céder le palais présidentiel de Baabda au respectable RenéMoawad. A partir de ce moment, le General imposteur, adoré par une foule dont la naïveté rappelle les victimes des montages financiers à la Ponzi, devenait General renégat ou General félon comme De Gaulle appelait les 4 généraux rebelles d’Algérie :Challe, Salan, Zeller et Jouhaud. Son armée devenait pire qu’une milice : une bande de rebelles.
Les FL ne rêvaient que d’une chose : finir de cette chose appelée Aoun, un militaire qui ne sait rien a l’art de la guerre, qui n’a jamais lu Sun Tsu et qui ne sait même pas porter le treillis ou l’uniforme. Ils réclamèrent donc la remise de Baabda a Moawad.
Mais encore une fois le coté Neron refaisait surface chez Michel Aoun et il décidait un beau matin après avoir lamentablement échoué dans sa guerre de Libération, « d’unifier le fusil ». En d’autres termes, cet abruti aveuglé par l’ambition, épaulé par sa bande rebelles, pensait éliminer les FL, seule milice anti Syrienne au Liban sur les 15 existantes a cette époque la. Avec la seule différence que les FL avaient gagnés leur légitimité de gardiens des régions libres tandis que Aoun et ses rebelles n’en avait aucune. L’unité du fusil oui mais sous la bannière des FL et non pas sous celle des rebelles et de leur General fantoche.
2eme Partie – Ya ChaabLoubnan el Aazim !
La guerre interne Libanaise, Libano-Palestinienne, Libano-Syrienne et même Libano-Israélienne furent les conséquences de la polarisation chronique du pays en 2 camps distincts et par conséquent la polarisation et ultimement l’éclatement de l’outil dissuasif de tout désordre : l’Armée. Cette Armée, paralysée par les politiques et narguée par les Fédayins au début des années 70 a elle-même poussé les Libanais qui voyaient d’un œil noir la mainmise de l’OLP sur le pays, à s’armer.
Les Libanais des Kataeb, du PNL, du Tanzim, des Gardiens des Cèdres et d’autres a titre individuel ont rempli le vide sécuritaire et même national laissé par une Armée toujours au bord de l’implosion. Au fil des années l’Armée se scindaient en plusieurs Armées et les milices s’organisaient et s’unifiaient sous la bannière des Forces Libanaises.
Ces Forces Libanaises ont payé cher l’absence d’une force de l’ordre national et par conséquent une souveraineté violée successivement par l’OLP, l’Armée Syrienne, les Libyens et pour finir par les Pasdarans. Des milliers d’hommes et de femmes sont morts, blessés ou disparus depuis le fameux 13 Avril 1975 dans la défense d’une certaine idée du Liban contre les ennemis successifs.
La logique de Aoun qui pensait tout simplement, que 3 ou 4 bataillons des ses rebelles pouvait éradiquer les FL, leurs martyrs, leur histoire par une simple décision sous prétexte de « légalité » était (1) ridicule (2) criminelle (3) injuste et surtout (4) absurde.
(1) Ridicule, parce que n’importe quel mini-expert militaire serait arrivéà la conclusion qu’une victoire des 3 ou 4 bataillons fidèles a Aoun sur des FL bien armées et expérimentées relevait de l’impossible.
(2) Criminel, parce qu’une telle guerre serait fratricide, donc la pire forme de guerre qui non seulement sacrifierai les meilleures troupes des 2 parties mais détruirai les régions libres. Ce que les Syriens et Palestiniens avaient échoué à accomplir durant les 15 années précédentes
(3) Injuste, parce que traiter les seuls gardiens d’une portion du territoire national sans occupation étrangère, de voyous et de hors la loi passibles d’extermination, défi le sens même de la justice.
(4) Absurde, parce que Aoun et ses troupes avaient perdu, après l’avènement de ReneMoawad, toute légalité et ne pouvaient en aucune manière clamer une légitimité quelconque. Aoun et ses troupes avaient un statut de « rebelles » tandis que les FL avaient un statut de milice résistante contre l’Armée Syrienne et 14 milices pro-syrien.
Malheureusement le squatteur du Palais de Baabda, est ridicule, n’a aucun sens de la justice, est indiffèrent a la mort des autres et la destruction des biens d’autrui et représente l’absurdité dans toute sa splendeur.
Une guerre, appelée « d’élimination » fut donc déclenchée par le fou de Baabda avec pour but avoué, l’élimination des FL. Des batailles atroces s’en ont suivi a Ain el Remmaneh, a Aamchit, a Dbayeh, a Adma a Kleyaat, a Sin el Fil, a Dora, a Nahr el Kalb……des centaines de soldats rebelles élites des Maghawir et Moujawkal trouvaient la mort et des centaines d’autres étaient blessés. Même tableau triste chez les troupes élites FL du Sadem, des Maghawirs et des Wahadet. Des centaines de Libanais civils tombaient aussi victimes de cette guerre inutile, destructrice et absurde. C’était la guerre « d’élimination » du potentiel défensif, économique et humain des régions libres. Le rêve d’Assad se réalisait aux mains de Aoun. Rationnellement, les 3 guerres de Aoun durant son mandat légal et la période de sa rébellion (en tout 2 ans) ont coûté économiquement aux régions libres 3 fois plus que les 14 ans de guerre contre l’OLP, l’Armée Bassiste et leurs divers alliés.
Aoun qui était loin de pouvoir réaliser son rêve d’éliminer les FL fut sur le point d’être éliminé lui-même. Elie Hobeika et le PSNS sous directive Syrienne prirent donc en charge l’acheminement des munitions et armement nécessaires permettant à ce pantin de continuer sa guerre d’usure contre le vrai ennemi de leurs maitres.
Entretemps RenéMoawad qui, privé de sa résidence officielle a Baabda par le General rebelle et félon, vivait a Ramlet el Baida sous protection Syrienne. Quoi de plus facile que d’assassiner la personne que vous êtes censé protéger ? Le respectable RenéMoawad était donc assassiné par ses protecteurs le 22 Novembre 1989. Le crime de RM était d’avoir fait comprendre aux Syriens qu’il n’allait pas être leur marionnette. Crime qui ne pardonne pas sous le code pénal Baasiste.
Elias Hraoui succédait au feu RM. Aoun lui interdisait aussi L’accès au palais présidentiel de Baabda. Entretemps la guerre « d’élimination » débutait.
Plusieurs mois après, le feu vert fut donné par les occidentaux à la Syrie pour l’éviction de Aoun. En échange, Assad avait accepté d’envoyer un petit contingent bronzé en Arabie au sein de la coalition anti-Saddam pour la libération du Koweït.
Mais les Syriens et le monde s’attendaient à une résistance farouche du General qui n’était pas avare de vociférations guerrières touts les soirs devant une foule béate. Il avait même menacé d’utiliser les ustensiles de cuisine dans sa défense jusqu’à la mort contre toute attaque des troupes Libanaises légales commandées par un certain Emile Lahoud et épaulées par les troupes Syriennes.
Il aurait fallu 2 bombes de moyen calibre lâchées par 2 Sukhoi Syriens pour déclencher la fuite la plus rapide de l’histoire militaire tout siècles confondus. Aoun flanqués de ses 2 Généraux faux témoins, Maalouf et Abou Jamra se refugiait quelques minutes après le déclenchement de l’opération « éviction de Aoun » derrière les plis du pantalon de RenéAla, l’ambassadeur de France a l’époque. Il laissait femme et enfants pour compte au palais de Baabda.
Mais àDahr el Wahch et à Deir el Kalaa, les troupes rebelles qui croyaient servir sous quelqu’un du calibre de Georges Patton, privées de poste transistor au front ignoraient donc que Aoun avait demandé via la Radio Voix du Libana ses troupes de se rendre. Les pauvres officiers et soldats galvanisés par les discours guerriers de Aoun ne pouvaient imaginer que leurs héros, bien au chaud à l’ambassade de Franceavaitdéjà signé une reddition en un temps record entre 2 croissants chauds, furent taillées en pièce par les troupes spéciales de l’Armée Syrienne.
Les FL et les habitants des régions libres extenués par 9 mois de guerre « d’élimination » étaient partagés entre un sentiment de soulagement et un autre d’amertume a la vision des soldats Syriens au sein du ministère de la défense a Yarze ou dans les couloirs du Palais de Baabda.
8 mois après l’attaque du 13 Octobre 1990, le General rebelle, félon, traitre, poltron était embarqué en catimini sur un dinghy de la marine Française au large des cotes Libanaises et chargé avec ses 2 sbires et leurs épouses sur un navire de guerre Français.
Avec un compte de plus de 50 millions de dollars Américains dérobés soit à l’Etat Libanais soit aux naïfs de la foule de Baabda, Michel Aoun et sa famille passaient 15 ans d’exil 5 étoiles dans le plus beau pays du monde : La France ! Du pur Mandela à croire le General CLAOUN !
3eme partie
Sans vouloir penser a ce qu’un militaire Japonais aurait fait après avoir causé tant de souffrances, de peines et d’humiliation à ses concitoyens et troupes, j’aurais pensé que nous n’entendrions plus jamais parlé de Michel Aoun. Le Hara-Kiri ne faisant pas partie des mœurs de la région et l’honneur militaire n’étant pas le fort de ce piètre et irresponsable militaire, je pensais qu’il se noierai dans un voeu du silence pour le reste de ses jours. Mais non, le General retrouvai après les premières années de son exil son pep, sa hargne et son arrogance. Ses positions contre la présence Syrienne au Liban, contre le Hezbollah et plus tard contre un autre fantoche produit de l’institution militaire, Emile Lahoud, ne pouvaient qu’être bien perçues par nombreux Libanais.
Personnellement, je refusais d’absoudre ce destructeur malgré son discours d’exilé et son témoignage devant la commission du « Congres» Américain qui a conduit a la résolution anti-Syrienne promulgué par ce même « Congres ». Je ne pouvais éradiquer de ma mémoire ses discours abjectes, ses mensonges, les attributs avec lesquels il qualifiait les FL et surtout la mise a genoux des régions Libres suite aux 2 années de violence et destruction dont il fut l’initiateur.
Le phénomène de sa popularité restera pour moi une énigme. Des dizaines de milliers de Libanais croyaient toujours dans ce « General » ou GMA comme ils se plaisent à le targuer. Ils furent persécutés mais plutôt avec égard par les services Libanais totalement inféodés a Anjar à cette époque ; si on compare le traitement des Aounistes a celui infligés aux FL !! La plupart des officiers rebelles de Aoun étaient devenus les potes de Ghazi Kanaan et plus tard ceux de RustomGhazale et plus tard ceux du Hezbollah. Les Aounistes recevaient donc un traitement « soft » dans les donjons de Yarze.
Entretemps Samir Geagea qui résistait a la mainmise Syrienne sur le pays et refusait d’accepter les règles du jeu, était inculpé et jugé pour une série de meurtres et attentats par une justice totalement inféodée aux services Syriens et Libanais. Le Hakim en prison, les fabricants des dossiers pensaient en finir une fois pour toute des FL, seul obstacle crédible pouvant enrayer le processus de leur mainmise sur le Liban.
Entretemps, Hariri comprenait que les Assad étaient imperméables a ses idées de conciliateur, de bâtisseur, de visionnaire. Il comprenait que le Baath n’était qu’une machine d’oppression et un monstre du pouvoir a tout prix. Désillusionné il commençait à construire des ponts avec les opposants au régime mis en place. Ce régime qui reposait sur un président marionnette : Emile Lahoud, Hezbollah et Anjar. Joumblat aussi essayait de se libérer des tenailles des assassins de son père.
L’éventualité de l’union de Qornet Chehwane (un conglomérat d’opposants) avec les Aounistes, les FL, Hariri et Joumblat était un cauchemar pour le Hezbollah et Bachar el Assad. La stature internationale de Hariri et son leadership grandissant sur une communauté Sunnite Libanaise et même Syrienne furent toujours considérés comme suspects par les Assad et par le Hezbollah.
Le 14 Février 2005, Rafic Hariri fut assassiné dans les rues de la ville qu’il a toujours rêvé de construire. C’était l’assassinat de trop. Une dynamique et une révolte populaires multiconfessionnelles (a l’exception de la majorité des Chiites) d’une rareté historique, culminant le 14 mars 2005 par le rassemblement du tiers de la population Libanaise au cœur de Beyrouth, ont accomplis des miracles:
- Le retrait des troupes Syriennes
- Une commission d’enquête Onusienne et plus tard le TSL afin d’élucider l’assassinat de Hariri et de plusieurs autres et punir les coupables
- Le retour de Aoun (malheureusement)
- Les grâces parlementaire et présidentielle accordées a Samir Geagea, le prisonnier politique par excellence
- L’alchimie et l’union entre Libanais appartenant a diverses confessions et/ou divers courants ou partis politiques ; auxquelles manquait cruellement l’adhésion en masse des Libanais de confession Chiit.
Michel Aoun rentrait donc au Liban dans des conditions idéales, 15 ans après sa fuite honteuse et son exil.
yalateef…. kteer awiye .. bravo Roger.. great article.. this should be distributed in all universities, media, leaflets given to passing cars, etc… please do something so that everyone can read this. 🙂
Et puis? peut on lire la suite de ce recit? Wal ati a’azam comme on dit… Que dieu nous protege de nous meme…